L'appât du gain est une devinette, une énigme fabriquée pour illustrer un mystère récurrent. Un mystère qui découle de tous les autres, depuis le nom du locataire des cieux jusqu'à la nouvelle planque de la télécommande. Car chaque année se pose invariablement la même question : qui sont donc ces abrutis qui gagnent à la loterie et ne réclament jamais leur gain ?!

 

Dans ces lignes se trouve la réponse. Cette pièce est l'histoire de l'un d'entre eux. Il s'appelle Alexandre. Il a 33 ans. Et il a gagné.

Alexandre a un travail ennuyeux, une femme épuisante, mais ce n'est pas grave, parce qu'il a gagné. Sa vie le déçoit, son avenir le déprime, mais ce n'est pas important, parce qu'il a gagné. Ou presque...

Il ne lui manque qu'un détail, trois fois rien : un tout petit ticket de rien du tout. Mais qui se formaliserait pour si peu au seuil de l'opulence ? Pas Alexandre.

Car il est (presque) riche.

Ce presque, c'est sa femme, Isabelle. Elle sait où est le ticket, elle sait comment le retrouver, mais elle ne sait plus qu'elle le sait.

Car elle est (presque) amnésique.

Ce presque, c'est aussi Céline, fraichement évadée de prison. Psychiatre de profession, meurtrière de confession, elle atterrit chez le couple dans sa cavale.

Car elle est (presque) libre.

Ce presque, c'est enfin Galien, le célèbre inspecteur. En pleine traque de la fugitive, faute de la débusquer, il déterrera de vieux secrets sur la vraie vie d’Alexandre.

Car il a (presque) tout compris.

Pour Alexandre commence alors une contorsion entre les délires de sa femme, les pulsions d’une psychopathe et les menottes d’un incapable. Mais ce n’est que la nécessaire souplesse pour qui est aveuglé par l’appât du gain…




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